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Mon système pour filtrer les actions de qualité

#26 En bonus, le classement des meilleures actions du CAC 40

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🧔 Pour en savoir plus sur moi, je t’invite à lire mon premier article.

🗄️ Au sommaire de cette édition

  1. L’outil de la semaine : Enerfip

  2. L’actualité des marchés : Un marché instable en quête de visibilité

  3. Le suivi de mes investissements : Rien, nada, nothing, walou…

  4. Mon système pour filtrer les actions de qualité : en bonus, le classement des meilleures actions du CAC 40

⚒️ L’outil de la semaine

Enerfip

Enerfip, une plateforme de crowdfunding spécialisée dans le financement de la transition écologique

Aujourd’hui, je veux parler de la plateforme de crowdfunding que j’utilise pour participer au financement de la transition écologique : Enerfip 

Alors certes, les rendements ne sont pas aussi importants que sur Clubfunding ou La Première Brique (quoiqu’en hausse). Néanmoins, je prends un réel plaisir à investir de façon responsable sur Enerfip.

Comme tout investissement en crowdfunding, il y a un risque de perte en capital mais les tickets, à partir de 10€, permettent à tous les portefeuilles d’être diversifiés.

Si tu veux toi aussi te lancer sur cette plateforme, tu peux bénéficier de mon code parrainage AB269PARRAIN

Tu recevras 15€ à investir à l’ouverture de ton compte et 1% de rendement supplémentaire sur tes investissements pendant les 6 premières semaines

Transparence : Si tu t’inscris en utilisant ce code promotionnel, je touche une commission sans aucun surcoût pour toi. Je ne mets en avant que les plateformes et outils que j’utilise personnellement et qui me donne pleine satisfaction.

📰 L’actualité rapide des marchés

Evolution des marchés financiers (semaine du 2 octobre 2023)

Marchés tendus cette semaine. Si le screenshot ci-dessous présente des variations limitées sur les indices, il masque une réalité marquée par une volatilité prononcée.

Les rendements des obligations, toujours à la hausse, continuent d'influer sur les indices. Pour rappel : plus les taux sont élevés pour des placements sûrs tels que les obligations d'État, moins la tentation est grande pour les investisseurs de se tourner vers des actifs plus risqués comme les actions.

Dans ce contexte, le pétrole n'a pas été épargné, lâchant 8% cette semaine. Cette chute efface la hausse enregistrée en septembre, allégeant par la même occasion la pression inflationniste.

Le solide rapport de vendredi sur l’emploi aux États-Unis révèle cependant une augmentation modeste des salaires. Cette nouvelle, plutôt rassurante quant à l'inflation, a favorisé un rebond marqué en fin de semaine.

Bref, la nervosité règne sur les marchés, reflet d'une situation économique incertaine. Les publications de résultat qui commencent la semaine prochaine devraient permettre d’y voir plus clair.

📜 Le suivi de mes investissements

Comme chaque semaine, je partage mes Google Sheet contenant mes portefeuilles à jour. Pour y avoir accès, il faut être abonné à la newsletter 😉 

Crowdfunding

❌ Pas d’achat ni de vente cette semaine

Bourse

 ❌ Pas d’achat ni de vente cette semaine.

J’ai finalisé en fin de semaine la construction de mon système de notation. Je pense donc pouvoir investir la semaine prochaine en fonction des opportunités.

Crypto

 ❌ Pas d’achat ni de vente cette semaine.

Mon système pour filtrer les actions de qualité

La semaine passée, je partageais mon intention de réviser ma philosophie d’investissement. Cela fait suite à un mois de septembre compliqué mais aussi à une réflexion plus globale sur mon portefeuille après un an d’existence.

Pour les détails, voici le lien de l’édition de la semaine dernière.

Dans cette édition, je vais redéfinir brièvement ma philosophie d’investissement. Puis je présenterai les critères d’évaluation et le fonctionnement du système de notation que j’ai développé ces dernières semaines pour filtrer les actions de qualité.

Enfin, je ferai passer les actions du CAC 40 au crible de ce système de notation. Certains résultats sont surprenants…

Définition de ma philosophie d’investissement

Tout d’abord, je souhaite faire du stock-picking (le fait d’acheter ses propres actions) car j’aime ça. Cependant, pour que ce choix soit rationnel, il faut que je fasse mieux que le marché sinon il est plus judicieux d’investir sur des ETF.

Donc, mon premier objectif est de faire mieux que le marché grâce au stock-picking.

Sauf que je suis un très mauvais trader. Je ne sais jamais vendre au bon moment. C'est un fait, je l'accepte.

La solution ? Ne jamais vendre, un peu à la manière de Warren Buffett avec Coca-Cola ou de Philip Fisher avec Motorola. Pour cela, je cherche à acheter des actions qui, par leur qualité et la solidité de leur business model, pourront dominer leur industrie sur des décennies.

Bien sûr, si les fondamentaux se détériorent ou que la direction prise me déplaît, je n'hésiterai pas à vendre.

Dans ce scénario, le dividende reste un élément incontournable de ma stratégie d’investissement car il me permet de récupérer des liquidités sans devoir céder une partie de mes positions.

Cependant, je fais légèrement évoluer ma stratégie sur un point. Auparavant, je ne m'intéressais qu'aux actions versant déjà un dividende. Ce n'est plus une condition nécessaire. Tôt ou tard, une entreprise de qualité distribuera un dividende, faute de pouvoir investir tout son argent intelligemment. C'est ce qu'ont fait Apple, Microsoft ou Starbucks dans les années 2010, et ce sera probablement le cas pour Alphabet, Meta et Amazon dans la prochaine décennie.

De plus, j'ai évoqué, la semaine dernière, avoir souvent été « convaincu » par des narratifs malgré des fondamentaux pas toujours parfaits. Je repense notamment au secteur des énergies renouvelables.

À partir de maintenant, je veux uniquement des entreprises factuellement de qualité, le narratif et le potentiel seront uniquement un "bonus".

En conséquence, j'ai élaboré un système de notation pour filtrer rigoureusement la qualité d’une action. Il permet de donner une note globale entre 0 et 5 (voire même un peu plus ou moins grâce à un système de bonus/malus). Ce système se base sur des critères définis que je vais présenter tout de suite.

1 - Une croissance saine

Je commence par regarder la croissance moyenne du chiffre d'affaires sur 5 ans, en surpondérant le chiffre de l'année en cours.

Pour m’assurer que la croissance est saine, je m’assure aussi que les Free Cash Flow (FCF) progressent. Si tu n’es pas à l’aise avec le concept de FCF, il s’agit, pour faire simple, des liquidités restantes après le financement des opérations de l’entreprise et de ses investissements. En d'autres termes, c'est le montant que l'entreprise pourrait théoriquement redistribuer à ses actionnaires.

Je privilégie les entreprises avec une croissance dépassant les 8% par an en moyenne. Pour obtenir la note maximale de 5, une entreprise doit afficher une croissance supérieure à 15% par an sur ces deux critères. Enfin, une croissance inférieure à 2%/an est sanctionnée par des points malus.

Croissance CA & FCF de Visa sur les 5 dernières années

2 - Des marges confortables

Dans un second temps, j’analyse 3 types de marges. Il va de soi qu’en tant qu’investisseur dans des actions de qualité, l’entreprise doit être bénéficiaire. Comme pour la croissance, je prends en compte la moyenne sur 5 ans en surpondérant l’année en cours.

  1. La marge opérationnelle : Pour obtenir une note de 5, l'entreprise doit afficher une marge opérationnelle supérieure à 50%. C'est rare mais ça existe. Cependant une entreprise n’a pas besoin d'atteindre un tel niveau pour avoir une bonne note. J’ai prévenu, la notation est sévère 😅 

  2. La marge nette : Pour obtenir la meilleure note, j’ai fixé un seuil à à 30%.

  3. La marge de FCF (FCF/CA) : Ici, 25% est le niveau que je retiens pour obtenir la note maximale

Marges d’Hermes sur les 5 dernières années

Il est important de noter que, dans tous les cas, une marge inférieure à 5%/an entraîne un malus.

3 - Un endettement maîtrisé

Une entreprise de qualité est aussi une entreprise au bilan sain et peu endettée.

J’utilise le ratio Dette Nette / EBITDA (une variante du bénéfice d’exploitation très utilisé dans le monde anglo-saxon). En gros, c’est le nombre d’année d’EBITDA qu’il faut à une entreprise pour rembourser ses dettes, toutes choses étant égales par ailleurs.

Pour ce critère, c’est surtout un malus que j’applique aux sociétés qui ont un ratio supérieur à 5 et un bonus pour celles qui ont une dette nette négative (autrement dit, elles ont plus d’argent sur leurs comptes que de dettes).

Evolution de la dette nette / EBITDA de Microsoft sur les 5 dernière années

4 - Une excellente allocation de capital

Un point essentiel est de se pencher sur l'allocation de son capital. C'est un aspect que je surveille avec une grande attention.

Je me concentre principalement sur deux indicateurs qui, bien que proches, présentent quelques nuances : le ROIC (Return on Invested Capital) et le ROCE (Return on Capital Employed). Leur objectif ? Évaluer la rentabilité des capitaux employés par une entreprise. Un taux élevé témoigne de la capacité de l'entreprise à générer d'importants bénéfices avec un capital relativement faible.

Il est bon de noter que ces ratios pénalisent les entreprises des secteurs à forte intensité capitalistique comme l’industrie lourde. Cependant, ils demeurent d'excellents baromètres pour juger de la bonne gestion d'une entreprise.

Je donne la note maximale aux entreprises affichant des ROIC et ROCE au-dessus de 20%. Une entreprise doit atteindre au moins 8% pour décrocher la moyenne tandis que des ratios en dessous de 3% reçoivent un malus.

Evolution du ROIC & ROCE sur les 5 dernières années - L’Oréal

5 - Des avantages concurrentiels significatifs

Pour préserver une position de leader sur le long terme, il faut que l’entreprise ait des avantages sur la concurrence qui lui permettent de continuer à croître et de protéger ses marges.

Selon Morningstar, il existe cinq sources majeures d'avantages concurrentiels :

  1. Les actifs intangibles : Brevets, marques…

  2. Effet de réseau : plus il y a d'utilisateurs, plus le service ou le produit devient attractif.

  3. Excellence opérationnelle : une organisation qui permet de générer des marges structurellement supérieures à la concurrence.

  4. Coût de substitution : quand changer de produit est peu rentable car les frais, financiers ou opérationnels, sont importants

  5. Situation de monopole (ou oligopole) naturel : cela arrive sur des marchés qui ne peuvent accueillir plus d’un certain nombre d’acteurs pour être viable

Sur chacun de ces critères, j’attribue une note de 0 à 5.

6 - Un nombre d’actions en circulation en diminution

Je souhaite renforcer la notation des entreprises qui rachètent leurs propres actions. En effet, cet outil de retour à l’actionnaire est très puissant pour décupler la performance d’une action (cf Autozone). La note est d’autant plus élevée que le volume d’actions racheté est important.

Actions en circulation - Autozone

A contrario, je sanctionne les entreprises qui diluent les actionnaires en augmentant le nombre d’actions en circulation. Ce type d’opération peut littéralement plomber la performance d’une action (cf Worldline).

Actions en circulation - Worldline

7 - Bonus / Malus

Je rajoute des bonus ou des malus parfois très importants pour ces critères :

Bonus : Si une entreprise est détenue par son fondateur ou par sa famille (LVMH avec la famille Arnault par exemple). Plus globalement, quand les intérêts du management et des actions sont alignés grâce à un fort « skin in the game » des dirigeants.

Malus : si un Etat est au capital d’une entreprise (exemple : Air France, Orange…)

Bonus : Si le modèle d’affaire permet une forte prédictibilité des revenus et résultats

Malus : si une entreprise a une activité cyclique

Bonus : si l’industrie de l’entreprise bénéficie d’une tendance forte sur les prochaines années

Je n’évalue pas la valorisation à ce stade car ce n’est pas le but. Dans mon process, d’abord je vois si une action est intéressante indépendamment de sa valorisation.

Méthodologie et interprétation

J’utilise Stratosphere pour compiler les données dans un premier temps.

Après avoir saisi toutes les notes, j'ai élaboré un système de pondération qui se permet de finir avec une note oscillant entre 0 et 5.

Pour donner une idée de la “sévérité” de ce système, même Microsoft qui affiche des chiffres impressionnants ne décroche que 4,18. J'ai donc jugé nécessaire de normaliser mes notations en prenant Microsoft comme point de référence, soit 5.

Comme j’utilise des malus, il peut arriver qu’il y ait des notes négatives pour les entreprises les moins performantes.

Catégorisation des actions par intervalles de notes

A terme, je veux garder que les pépites et les excellentes entreprises. Quant aux très bonnes entreprises (entre 3,2 et 3,5), je les garde en watchlist pour surveiller leur évolution.

Il convient de noter que mon système n'est pas adapté pour les secteurs financiers et immobiliers, du fait de leurs spécificités comptables.

Une note élevée n'est cependant pas un signal d’achat. C'est simplement la première étape de mon processus de décision. Une fois qu’une action passe ce test, je vais creuser dans ses états financiers et faire une analyse fondamentale approfondie.

Et bien sûr, il y a la question de la valorisation. Une excellente action est souvent (très) chère. Il faut donc rester prudent et ne pas se jeter sur ces actions à n’importe quel prix, malgré une note parfaite. Certains titres peuvent être largement surévalués comme c'est le cas actuellement pour Nvidia.

Au final, je me rapproche du style d’investissement GARP (Growth At a Reasonable Price) popularisé par Peter Lynch.

Maintenant que tout cela est dit, on peut passer à la notation des entreprises du CAC 40. Le moins qu’on puisse dire est que le résultat ne fait pas rêver.

Bien sûr, cette catégorisation représente uniquement ma vision selon mes critères d’évaluation. Il est tout à fait normal d’avoir d’autres critères et donc d’autres résultats. Ce n’est que ma grille de lecture.

Enfin, comme tout modèle, il comporte aussi des limitations.

LA pépite

Il s’agit bien évidemment d’Hermès qui termine avec une note de 4,99. Tout est excellent dans cette entreprise : la croissance, les marges, l’allocation du capital, la dette nette négative, une allocation du capital exceptionnelle, une entreprise toujours familiale, une marque unique…

Bref, les superlatifs manquent pour définir cette pépite française. Attention cependant à la valorisation. Elle est excessivement chère et il est très rare de trouver un point d’entrée satisfaisant.

Enfin, de plus en plus, Hermès est dépendant du marché chinois, ce qui peut être un vrai risque.

4 excellentes entreprises

  1. L’Oréal avec une note de 4,15

  2. Dassault Systèmes avec la même note, 4,15

  3. STMicroelectronics avec une note de 3,86

  4. LVMH avec une note de 3,80

1 très bonne entreprise

  1. Kering avec une note de 3,27

13 bonnes entreprises

  1. Sanofi avec une note de 3,04

  2. Capgemini avec une note de 2,99

  3. Legrand avec une note de 2,96

  4. Air Liquide avec une note de 2,88

  5. Teleperformance avec une note de 2,85

  6. TotalEnergies avec une note de 2,84

  7. Eurofins Scientific avec une note de 2,81

  8. Pernod Ricard avec la même note de 2,81

  9. Stellantis avec une note de 2,78

  10. Edenred avec une note de 2,69

  11. Schneider Electric avec la même note de 2,69

  12. Saint Gobain avec une note de 2,63

  13. Michelin avec une note de 2,53

9 entreprises moyennes

  1. Thales avec une note de 2,43 (la présence de l’Etat dans son capital la plombe)

  2. Vinci avec une note de 2,42

  3. ArcelorMittal avec une note de 2,32

  4. EssilorLuxottica avec une note de 2,20

  5. Safran avec une note de 2,09

  6. Bouygues avec une note de 1,96

  7. Publicis avec une note de 1,92

  8. Worldline avec une note de 1,91

  9. Danone avec une note de 1,77

5 actions de mauvaise qualité

  1. Orange avec une note de 1,35

  2. Carrefour avec une note de 1,33

  3. Engie avec une note de 1,08

  4. Airbus avec une note de 0,87 (bon celle-là, c’est une vrai surprise)

  5. Veolia avec une note de 0,41

Et… 2 “daubes”

  1. Alstom avec une note de -0,27

  2. Renault avec une note de… roulement de tambour… -2,52

Conclusion

C’est la fin de cette édition, n’hésite pas à me dire en répondant à ce mail ou en commentaire ce que tu penses de ma méthodologie ou des notes des actions du CAC 40.

Si tu le souhaites, tu peux aussi me partager des noms de valeur, je suis en train de collecter le max d’informations dans ma base de données pour nourrir ce système de notation.

Enfin dernier point, si cette édition t’a plu, n’hésite pas à la partager. C’est toujours agréable et motivant de voir que ça plait et que ça attire de nouveaux lecteurs.

On arrive à la fin de cette édition. Qu'en as tu pensé ?

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Passe une excellente semaine et à dimanche prochain 😊 

Bourseko

Disclaimer : Je ne fais que partager mon expérience, je ne suis pas conseiller en investissement. Ces informations sont purement informatives et ne constituent en aucun cas un conseil en investissement. Dans tous les cas, je t’invite à systématiquement faire tes propres recherches.

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